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Champs de mil au Faso

Champs de Mil au Burkina Faso

L’agriculture occupe une place primordiale dans l’économie du Burkina Faso. Plus de 80% de la population travaille la terre. Jetons un coup d’œil à travers cet article à la vie quotidienne Burkinabé.

Mais, que mange-t-on au Burkina Faso ?

En ville...

Il faut d’abord distinguer deux grands styles de vie locaux, ce qu’on mange en ville et ce qu’on mange à la campagne. La nourriture de base en ville est le riz, riz qui se déguste à toutes les sauces mais plus principalement sous ses deux grandes variantes, riz gras ou riz sauce.

Le riz est une grande histoire d’amour du Faso. En effet, comment une plante aussi exigeante en eau peut pousser dans un pays au climat désertique d’un pays sub-saharien ?

Et bien, détrompez vous ! La pluviométrie moyenne du Burkina Faso n’a rien à envier à celle de la France, à une grande différence près : Les pluies sont concentrées de Juillet à Décembre. La fréquence et l’abondance de cette manne permet la culture de riz de pluie sans avoir besoin de système d’irrigation particulier.

Rizière de riz de pluie

... ou à la campagne ?

Alors qu’à la campagne, on consomme surtout du mil ou du sorgho. La farine est transformée en bouillie puis cuite et moulée dans des calebasses en forme de pain de To.

Le sorgho et le mil sont deux céréales très proches qui sont cultivées dans toute l’Afrique Sub-saharienne. En premier lieu car cette plante est très adaptée au climat local, elle tolère des sols très pauvres en nutriments, des sécheresses comme de fortes pluies et enfin, elle pousse sur une période très courte, ce que permet d’obtenir un récolte complète avant la fin de la saison humide.

Dolo

Human'Iteem dégustant son DoloDe plus, le petit mil et le sorgho rouge permet d’obtenir le Dolo, une bière ancestrale légère et artisanale qui fait le ravissement de tous après une longue  journée de travail. Il est également présent à toutes les cérémonies où il occupe un rôle traditionnel, on le boit dans l’ordre, selon sa place dans la hiérarchie. Le dolo se boit dans une grande calebasse qui révèle alors tout son arôme fruité.

A déguster sur place, le dolo ne se conserve pas malgré les tests de mise en bouteille effectué au Burkina Faso, plus le dolo est laissé seul, plus la fermentation continue et il devient trop fort pour être consommé. Son prix faible (100F CFA le litre) et son abondance en font une boisson à tester d’urgence pour tout voyageur à travers l’Afrique de l’Ouest !

 

Festival de rue De Ouagadougou

En direct de Ouagadougou, centre culturel majeur de l'Afrique de l'Ouest, des images du festival de rue, couvert par Nadège Ouedraogo, membre de l'AJBA, notre association partenaire avec qui nous menons nos projets de solidarité !

 

Mission TIEBELE 2010

HUMAN’ITEEM,Carte du Burkina Faso

Du 10 Aout au 1er Septembre, pour la cinquième année consécutive, les bénévoles d’Human’Iteem sont partis au Burkina Faso. Cette année, objectif Gueno, village rattaché à Tiébélé non loin de la frontière du Ghana.

Sur place, nous avons retrouvé Sylvestre Oueddouda et les membres de l’AJBA, association d’étudiants burkinabés.

Le Burkina Faso (ou Faso pour les intimes) possède une société à plus de 90% rurale. Dans ce contexte, il est vital de développer l’agriculture afin de lutter contre les famines, ralentir l’exode vers les villes et permettre aux familles de payer l’éducation pour leurs enfants.

Ouagadougou :

Premier objectif du projet : rassembler et transporter le matériel nécessaire à l’exploitation de la coopérative. Durant 7 jours, nous avons sillonné la capitale pour trouver le matériel. Chaque négociation a été rudement menée et marchands locaux sont malins en affaires !

Bilan : 30 seaux, 30 arrosoirs, des brouettes, des pelles, une motopompe, 450m de grillage et bien d’autres choses !

Case royale de Gueno

Gueno :

Distant de Tiébélé de 9km, Gueno est un paisible village de l’ethnie Gourounsi qui œuvre depuis quelques années pour son désenclavement.

Bordé de trois retenues d’eaux et avec de nombreux villageois désireux d’améliorer leur quotidien, Gueno est un site idéal pour la formation d’un projet de développement de l’agriculture.

Le champ de 2 hectares est situé en bordure d’une retenue d’eau construite en coopération avec Taïwan.  Nous y avons effectué le défrichage et planifié la réalisation de nombreuses tâches nécessaires telles que passer les charrues, parcelliser, sarcler et préparer les pépinières.

Chef du village de Gueno

Chefs traditionnels :

En Afrique, le système tribal est prédominant. Et pour nous, rare chance, les chefs traditionnels ont été à notre écoute et ils ont porté le projet avec nous.

Principalement le chef de Gueno, qui nous a octroyé la citoyenneté dans son village et le Paspanga San Naaba qui s’est battu pour faire connaître notre projet auprès des autres chefs et institutions du Faso.

 

 

Sensibilisation SIDA/MST et excision :Femmes burkinabé lors d'une séance de sensibilisation

Au cœur même du Burkina, les villageois ne sont pas instruits sur les réalités du virus VIH.

A l’occasion du jour du marché hebdomadaire, nous avons organisé sur la place du village une séance de sensibilisation regroupant les hommes et les femmes de Gueno et des villages voisins.

 

Un franc succès :

Les objectifs de la mission ont pu être accomplis durant ces trois semaines. Dès Décembre de cette année commencera la première saison maraichère. Ce sont plus de 5 tonnes de tomates qui pourront être produites dans la coopérative agricole de Gueno !

Les projets de développement sont déjà en place. Il faut pour les années futures construire le bâtiment de la coopérative, renforcer les connaissances techniques des travailleurs agricoles et investir dans le matériel.

Nous remercions encore une fois tout l’Iteem pour son soutien inconditionnel tout au long de ce projet.

 

Solidairement,

Membres de la coopérative de Gueno

 

Troubles au Burkina Faso

saccages à Ougadougou source : le Monde

D'une mutinerie militaire...

Depuis Février, des troubles militaires agitent le Burkina Faso, "Pays des Hommes Intègres". A l'occasion de l'emprisonnement de 3 de leurs camarades pour affaire de moeurs, les militaires de plusieurs casernes de la capitale ont manifesté dans les rues pour exiger leur libération.

Bien que la justice ait été obligée de se plier aux demandes des manifestants, les militaires ont continué leurs revendications pour l'obtention de primes et pour contester le régime au pouvoir. Des débordements ont eu lieu avec l'attaque de la Mairie de Ouagadougou et l'aggression de Simon Campaoré, maire de Ouaga.

Les casernes se soulèvent, une à une, dans la capitale ainsi que la garde présidentielle puis la grogne s'étend également aux casernes de grandes villes de province.

Le Président du Burkina, Blaise Campaoré, au pouvoir depuis 1987 proclame un couvre-feu et ordonne la démission du chef des Armées.

... à un soulèvement général

Excédés par les réstrictions et les dégats occasionné par les militaires, ce sont les commerçants et les étudiants qui vont manifester à leur tour pour montrer leur colère vis-à-vis de la gouvernance du Pays . C'est la première fois que le régime au pouvoir est contesté de manière aussi dure depuis le coup d'Etat de 1987.

Pour répondre aux manifestants de plus en plus nombreux, Blaise Compaoré forme un nouveau gouvernement après avoir dissous l'ancien et changé les têtes au postes clés de l'Armée.

Perspectives de résolutions

Alors que la pays est fortement touché par la crise Ivoirienne, son partenaire économique majeur, les manifestations viennent aggraver le phénomène majeur de coût de la vie trop cher, de manque de travail et de sécurité d'emploi dans le pays. La corruption et le manque de pertinence des décisions du pouvoir ont ralenti la prise de mesures efficaces pour le développement du Pays.

Les journaux parlent pour le moment de dégâts incommensurable alors que la population reste calme sur les évènements comme en témoignent l'absence d'appels sur le réseau sociaux et ce témoignage que nous venons de recevoir du Faso.

"Salut,

Ici, en vérité, tout va bien. C'est juste quelques militaires qui grèvent. C'est entre eux.Tous le monde se porte bien.
Ils sont déjà rentré. C'est fini. Ils ont trouvés une solution a leur problème ."
Sylvestre Oueddouda

Nous avons bonnes raisons d'espérer que la crise se sera résorbée d'ici cet été et que le projet pourra se dérouler dans les meilleurs conditions possibles.